1. Peux-tu te présenter et nous dire quel métier tu exerces aujourd’hui ?
Bonjour, je m’appelle Clémentine Guidoux Vareilhes et je suis chargée de communication à la Commission centrale de navigation sur le Rhin (CCNR). J’ai étudié en LEA de 2018 à 2021.
2. Peux-tu nous décrire ton parcours depuis la licence ?
En licence LEA, j’ai suivi des cours de communication, de marketing et de développement web. Ces modules m’avaient particulièrement intéressée. C’est pour cela qu’après ma licence LEA anglais-espagnol, j’ai choisi de poursuivre mes études dans le domaine de la communication.
Mon premier choix était le master CAWEB, mais je n’ai pas été retenue. Malgré la déception, je ne me suis pas arrêtée à cet échec. J’ai rapidement poursuivi mes candidatures vers mon deuxième choix : la licence professionnelle Sciences de la communication et de l’information numérique (LP SCIN), en alternance.
En 2021, j’ai travaillé en tant que community manager pour l’entreprise Flam’s. Cette formation en alternance a été très formatrice, car elle permet d’étudier tout en acquérant une véritable expérience professionnelle. C’est pour cela que j’ai souhaité continuer dans cette voie.
Par la suite, de 2022 à 2024, j’ai suivi un master « Manager en stratégie et développement de projet digital » à SUPDEWEB, au sein de MediaSchool, également en alternance. J’occupais le poste de chargée de communication digitale au sein de la Direction de la culture de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg. S’agissant d’un contrat en alternance, il n’y avait pas de possibilité d’embauche à l’issue de cette expérience.
J’ai donc entrepris une période de recherche d’emploi, durant laquelle j’en ai profité pour me consacrer au bénévolat et aux voyages. Cette période m’a permis de prendre du recul et de réaliser l’importance, pour moi, de donner du sens à mon travail.
Depuis, j’accorde une attention particulière à la cohérence entre mes missions professionnelles et mes valeurs, même si cela implique parfois une recherche plus longue. C’est dans cette dynamique qu’en septembre 2025, j’ai trouvé et occupé le poste de chargée de communication digitale en CDD pour la Fédération de Charité Caritas Alsace.
À l’issue de ce contrat, j’ai eu la chance de trouver rapidement une nouvelle opportunité en CDD comme chargée de communication au sein de la Commission centrale de navigation sur le Rhin, en adéquation avec mes valeurs et mes aspirations.
Ce qui me plaît particulièrement dans cette expérience, c’est l’usage des langues étrangères dans la communication, ainsi que lors des échanges quotidiens avec les équipes issues de plusieurs pays européens.
3. Est-ce que tu savais déjà ce que tu voulais faire après le bac ? Pourquoi ?
Non, je ne savais pas précisément ce que je souhaitais faire après le bac, car j’avais des difficultés à me projeter et à choisir une orientation. Je n’avais pas développé d’intérêt marqué pour une matière en particulier. En revanche, j’appréciais particulièrement les sciences économiques et sociales ainsi que les langues.
4. Comment et pourquoi as-tu choisi la LEA ?
J’ai choisi la LEA, car mes matières de prédilection étaient les langues et je souhaitais poursuivre dans cette voie dans mes études supérieures. J’aimais particulièrement l’idée d’approfondir l’apprentissage des langues tout en les appliquant à des domaines concrets.
C’est également une formation qui m’a semblé particulièrement intéressante par sa polyvalence. Elle permet de se spécialiser ensuite en master, d’avoir des opportunités à l’étranger et de se démarquer sur le marché du travail.
5. En quoi la formation LEA t’a-t-elle été utile dans ta vie professionnelle (ou personnelle) ? Quelles compétences as-tu développées ou renforcées grâce à la LEA ?
La formation LEA a été particulièrement utile, car elle m’a permis de renforcer mes compétences rédactionnelles ainsi que ma maîtrise de l’anglais et de l’espagnol, à l’oral comme à l’écrit. Elle m’a également permis de découvrir le domaine de la communication, que j’ai ensuite pu approfondir.
La LEA constitue par ailleurs un véritable atout dans mon parcours professionnel, car elle est bien perçue. Elle valorise un profil capable de rédiger, de s’exprimer dans plusieurs langues et de faire preuve de polyvalence.
6. Y a-t-il des compétences acquises en LEA que tu utilises dans ton travail ? Si oui, lesquelles ?
Actuellement, oui : mes compétences rédactionnelles et linguistiques.
7. Où as-tu réalisé ton stage de fin de licence LEA ? Était-ce dans le domaine qui t’intéressait et/ou dans lequel tu travailles aujourd’hui ?
J’ai réalisé mon stage de fin d’année au sein de l’entreprise My Tours Company, en distanciel, dans le domaine du tourisme et de la communication digitale. Mes missions consistaient principalement à rédiger des articles de blog en anglais et en espagnol.
Ayant développé un intérêt pour la communication digitale dès la licence et grâce à ce stage, je continue aujourd’hui à évoluer dans ce domaine.
8. Est-ce que le stage de fin de licence t’a aidée à t’insérer professionnellement ou, plus globalement, as-tu considéré ce stage comme une expérience utile ?
Le stage ne m’a pas forcément aidée directement à m’insérer professionnellement, car j’ai ensuite poursuivi en licence professionnelle. En revanche, il a été très formateur, puisqu’il m’a permis de confirmer mon intérêt pour la communication digitale ainsi que pour l’application des langues dans un cadre professionnel.
9. Au-delà des études, as-tu entrepris des activités qui t’ont aidée dans ton orientation, avant et/ou après la licence ? Si oui, comment t’ont-elles aidée à te décider et quel poids ont-elles eu dans ces décisions ?
M’engager dans le milieu associatif m’a permis de prendre conscience de l’importance, pour moi, de trouver un travail qui ait du sens.
10. À quelle fréquence utilises-tu les langues étrangères étudiées en LEA ? (Langue B aussi ?)
Personnellement, j’utilise souvent les langues en regardant et en lisant des contenus dans leur version originale. En revanche, professionnellement, je les utilisais peu auparavant. Aujourd’hui, dans mon poste actuel, je les mobilise davantage, car l’anglais est la langue de travail privilégiée.
11. Qu’est-ce qui t’a marquée positivement durant la licence (l’ambiance, la cohésion, les cours, les professeur(e)s, etc.) ?
Ce qui m’a marquée pendant la licence, c’est la bonne ambiance et la cohésion au sein de la promotion. Les cours étaient également très diversifiés, ce qui permettait de découvrir différents débouchés possibles à l’issue de la formation.
12. As-tu des conseils à donner (de manière générale ou relatifs à ton expérience personnelle) aux lycéen(ne)s qui angoisseraient quant à leur orientation ou leur avenir professionnel ?
Je dirais qu’il est normal d’angoisser, car l’inconnu fait toujours un peu peur. Mais il faut aussi relativiser : on finit généralement par trouver quelque chose qui nous intéresse. Ce n’est pas grave de ne pas suivre un parcours « traditionnel » ; chacun avance à son rythme et il existe plusieurs chemins pour arriver à un même objectif.
Les études ne nous définissent pas et ne sont pas figées. Il y a toujours la possibilité de se réorienter ou de poursuivre d’autres études par la suite.
Ce que je retiens de mon parcours, c’est qu’il est important de ne pas considérer un échec comme une fatalité. Au contraire, les échecs peuvent être une opportunité pour rebondir, explorer une autre voie et s’enrichir personnellement et professionnellement.
Le refus de mon master CAWEB ne m’a pas empêchée de poursuivre mes études en communication et d’accéder à mes expériences professionnelles actuelles. De même, ma période de chômage ne m’a pas empêchée de retrouver du travail ; elle m’a au contraire permis d’en apprendre davantage sur moi-même et sur ce que je recherchais réellement.
13. As-tu un petit mot à ajouter (à destination des lecteurs et lectrices de cette interview) ?
J’encouragerais chacun à ne pas se comparer aux autres et à accepter que les parcours ne sont pas linéaires. Il est normal d’hésiter, de changer d’avis ou de se réorienter. L’important est d’avancer pas à pas et de construire un parcours qui vous ressemble vraiment.
La LEA est une très bonne formation si l’on a une appétence pour les langues, la rédaction et la dimension internationale, ou si l’on est encore en phase de découverte. Sa dimension polyvalente permet justement d’explorer différents domaines, de développer de nouveaux intérêts et de se spécialiser par la suite en master.